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Les travaux sur la friche Saint-Sauveur ont démarré

Aurore Garot 4 min de lecture
12 fév. 2024, Dans la rue

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On y est. Après des années de lutte entre d'un côté la mairie et la MEL et des groupes et assos d'opposition de l'autre, le projet Saint-Sauveur commence. Les travaux d'aménagement du futur parc de la Vallée (prévu pour début 2026) et d'un complexe sportif ont démarré. Mais les opposant·es n'ont pas dit leur dernier mot. 
Il fait partie de ces feuilletons interminables de Lille : le projet de la friche Saint-Sauveur. La première fois que des études urbaines ont été réalisées sur cet espace de 23 hectares, c'était en 2012 pour tout vous dire. Et en 2017, on avait tout juste les contours du projet que portent la mairie de Lille et la MEL. S'en est suivie une série de recours déposés par le PARC et ASPI, deux associations lilloises écologistes qui ont réussi à empêcher toute construction.

Les premiers travaux commencent


Jusqu'à aujourd'hui du moins. Car après le rejet d'un des deux principaux recours, le 9 juin par le tribunal administratif, les travaux ont démarré en ce mois de février pour une partie des projets de la friche : le complexe sportif de 2500m² et le parc de la Vallée de 3,4 hectares.

"Le parc sera composé de vastes plaines ouvertes, des espaces de biodiversité protégés, des itinéraires de promenade, des aires de jeux et de quoi faire du sport", liste Stanislas Dendievel, l'adjoint à l'urbanisme. Les travaux de débroussaillage seront suivis par des travaux de dépollution et d'aménagement paysager, à partir du 2e trimestre 2024. "Le parc devrait être ouvert au public début 2026, date l'adjoint qui le considère comme  
l'une des pièces les plus importantes sur les 8 hectares d'espaces verts de la friche.
"
En ce qui concerne le complexe sportif - dont le projet prévoit un gymnase, un dojo et une salle multisport - là encore le chantier démarre ce mois-ci avec les travaux de construction. "Il pourra être utilisé par les clubs, les associations et par les écoles", continue Stanislas Dendievel, sans donner de date de livraison.

Qu'en est-il du reste ?


Le projet de Saint-Sauveur ne s'arrête pas là. Plus de 2 000 logements sont souhaités par la Ville "dont 2/3 de logements sociaux et abordables, continue l'adjoint qui cherche de cette manière à "répondre partiellement à la crise du logement qui sévit à Lille." Mais pour l'instant, aucune date n'a été annoncée.

Pour la piscine olympique portée par la MEL, si la fosse de plongée a été abandonnée, le reste est toujours d'actualité (bassin sportif, polyvalent, nordique, balnéo-ludique, etc). Reste à savoir pour quand.
D'autres structures étaient prévues en 2017 (une école et des bureaux) mais "ça va dépendre de la sociologie scolaire de demain. À l'époque ça avait de l'intérêt, maintenant il faut voir", termine l'adjoint au maire.

L'opposition n'a pas dit son dernier mot


Le début des travaux n'annonce pas pour autant la fin des actions menées par le PARC et l'ASPI. "On a fait appel, annonce Thomas de l'ASPI en parlant du recours au titre de la loi sur l'eau. Et on attend encore la réponse pour le deuxième recours qui porte sur l'intérêt général."

Depuis 2018, le mot d'ordre n'a pas changé : "Zéro construction à Saint-Sauveur, indique Thomas. Lille fait partie des villes les moins vertes de France et les plus soumises aux îlots de chaleur. Si on laisse la friche telle quelle, ça ne serait même pas le minimum à faire. Il nous faut plus de poumons verts comme la Citadelle (110 hectares) et pas 8 hectares d'espaces verts et toujours plus de béton."
Le doigt d'honneur sur le Belvédère (désormais détruit), c'était l'ASPI qui en était à l'origine.
Le doigt d'honneur sur le Belvédère (désormais détruit), c'était l'ASPI qui en était à l'origine.
Sur la question des logements, les deux assos s'interrogent. "Pourquoi cassent-ils des logements sociaux partout dans la ville pour en reconstruire ici ? Au final, on ne sait pas qui va être dedans, continue Fanny qui parle de gentrification et de densification. Pour la piscine olympique enfin, "on n'est pas contre une piscine. On est contre un complexe aquatique, car c'est ça qu'ils ont prévu", déclare Thomas.

Du côté de la Ville, le discours est tout autre : "Saint Sauveur peut permettre le droit au logement pour tous, le droit à la nature dans la ville et le droit au bien-être", explique l'adjoint. Autrement dit, la guerre entre partisan·es et opposant·es continue. À bientôt, pour un prochain épisode.
Vozer Vozer

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article écrit
par Aurore Garot

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