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[Flashback] La Braderie de l'Art, une ruée vers des œuvres 100% récup et à petits prix

Mathilde Dolinger 4 min de lecture
02 déc. 2023, Culturons-nousFlashbackBraderieNight Night

@Sophie Stalnikiewicz

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📍 La Condition Publique 14 Place du Général Faidherbe à Roubaix
📆 Samedi 9 décembre de 19h à 2h30 et dimanche 10 décembre de 8h30 à 19h
🎫 Entrée libre et gratuite
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C'est l'un des events arty les plus loufoques et les plus attendus de la saison : la Braderie de l'Art revient à la Condition Publique les 9 et 10 décembre. L'occasion pour nous de vous dévoiler les coulisses de cet event écolo et populaire et de vous raconter ses anecdotes, plus de 30 ans après sa création. 
Il faut savoir que la Braderie de l'Art est née d'un manque de thune en 1990. "Ma mère voulait acheter l'œuvre d'un artiste mais quand elle a vu que ça coûtait le salaire de mon père, elle a laissé tomber", raconte Fanny, la fondatrice de l'event. Ça m'a fait réfléchir : comment proposer des œuvres abordables à des gens qui n'ont pas de pognon, sans pour autant 'brader' l'art des artistes ?"

L'ampoule au-dessus de sa tête s'est allumée : en proposant aux artistes d'improviser des œuvres en 24h non-stop, sur du matériel et des matériaux de récup. "Ils ne font pas l'art qu'ils font d'habitude et ça permet de faire des petits prix", résume Fanny, qui va encore plus loin, en proposant aux artistes de travailler devant les visiteur·ses, qui pourront acheter sur place leurs productions.
 

Un hangar rempli de matos


Et quand on parle matos de récup, on parle de vieux objets, de pneu usé, de planches un peu cabossées en passant par des filets de pêche, des morceaux de plastique troués, de l'électroménager HS, des meubles abîmés. Bref, un bon stock de junk en tout genre
Les artistes prennent ce qu'ils veulent dans un gros stock de matos de recup pour créer leurs œuvres. @Sophie Stalnikiewicz
"Pour la première édition, les entreprises ne voulaient pas encore nous filer leurs invendus et leurs matières premières inutilisées. On faisait les encombrants, on allait chez Emmaüs ou les Petits frères des pauvres, continue l'organisatrice. À partir du moment où elles nous ont suivis dans le projet, on s'est mis à avoir un méga stock. Aujourd'hui ça remplit un hangar ! On est obligés de prendre des camions pour embarquer tout ça."

Art Point M, l'asso fondée par Fanny (qui organise aussi le NAME) a même fini par créer le label Re-Collecte pour regrouper les 30 entreprises locales qui font don de leur matos.

Petits et grands artistes


En plus des sociétés, il fallait aussi que les artistes jouent le jeu. "On a commencé avec 80 artistes. Aujourd'hui, ils sont entre 150 et 200 à venir. Il y a 25% de petits nouveaux chaque année. Pour certains, ça fait 25 ans qu'ils viennent."

Et s'il y a des noms parfois inconnus au bataillon, il y a aussi des artistes bien connu·es qui débarquent. "On a déjà eu Jef Aérosol et chaque année, il y a Kalbut qui vient se faire dévaliser", s'amuse Fanny. Mais qu'importe l'artiste, tous et toutes sont soumis·es à une fourchette de prix pour la vente, qui est restée inchangée depuis le début : entre 1€ et 400€.
Il y a des "transformateur·rices" de tous les horizons en plus : des peintres, graffeur·ses, designers, soudeur·ses, graveur·ses et bien d'autres qui viennent faire des choses parfois vraiment magnifiques. "On leur dit de venir avec une vingtaine de pièces terminées avant de démarrer les 24h, histoire qu'ils aient de quoi vendre déjà quelques trucs quand ça commence", ajoute-t-elle.
 

Une formule gagnante depuis 30 ans


Oui parce que les gens sont vraiment déter' à repartir avec une œuvre sous le bras. Au point de venir parfois une heure avant l'ouverture. "La première fois, on l'avait fait à la Piscine de Roubaix quand c'était encore une piscine. C'était un carnage, il y avait trop de monde ! Ça faisait la queue dehors, on a dû fermer les portes, se souvient Fanny, qui n'a pas vu redescendre ce succès 33 ans après. Encore aujourd'hui les gens courent aux stands des artistes à l'ouverture, c'est un délire."
L'event accueille plus de 25 000 visiteurs chaque année @Sophie Stalnikiewicz
Et si aujourd'hui, les visiteur·ses peuvent venir le samedi de 19h à 2h30 et revenir le dimanche entre 8h30 et 19h, c'était all night long pendant les premières éditions. Bien que fun pour ceux et celles qui déambulent, c'était moins pratique pour les artistes. "C'est la nuit quand il n'y a plus personne qui viennent discuter que ça bosse le plus", continue la fondatrice.

En tout cas, la formule fonctionne encore très bien. 25 000 curieux et curieuses chaque année, c'est beau. Et Fanny et son équipe n'en attendent pas moins pour la nouvelle édition, qui a lieu les 9 et 10 décembre dans tous les recoins de La Condition Publique. Alors, prêt·es à vous faire un petit plaisir artistique ?
Vozer Vozer

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article écrit
par Mathilde Dolinger

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